Histoire - 4ème partie

Quatrième décennie – de 2003 à 2010

 

par Bruno Marée

Dessins de l'auteur

 

Entrée en matière

Je découvre et j’adhère à l’association des Naturalistes de la Haute-Lesse en 1980 grâce à Marie Evrard, la fille de Maurice, qui rejoint l’équipe pédagogique du Centre d’Initiation à l’Écologie du Domaine des Masures, à Han-sur-Lesse, où je travaille. A l’époque, au sein des Naturalistes de la Haute-Lesse, Marie animait l’équipe « Jeunes » dont les activités étaient variées et répondaient déjà au souci des pionniers de rajeunir le groupe et d’assurer l’avenir de l’association.

En 1985, l’Assemblée Générale des Natu’s me désigne pour entrer au comité en tant qu’administrateur, puis assurant successivement les fonctions de secrétaire, de rédacteur des Barbouillons et de responsable de la Commission permanente de l’Environnement. De 2003 à 2011, les membres du comité me proposent le poste de Président que j’assumerai donc de mon mieux, et avec beaucoup de plaisir, pendant 8 ans.

La Présidence

Être Président des Naturalistes de la Haute-Lesse, c’est à la fois très facile et à la fois très compliqué. Très facile d’abord, parce que le comité et, plus largement, tous les membres de l’association, sont des passionnés, des amateurs bénévoles, des volontaires compétents et, surtout, des gens sympathiques et bienveillants, soucieux de connaître, de comprendre et de partager.

 

C’est très facile aussi et très confortable, parce que l’association bénéficie d’une excellente réputation, résultat du travail remarquable des fondateurs et des anciens membres du comité, depuis 1968. Cette réputation est reconnue tant au sein des milieux naturalistes que dans le monde politique où elle est prise très au sérieux, même si elle agace parfois par sa vigilance et ses interventions argumentées. Les Natu’s, c’est du sérieux ! … une association respectable, une association « savante », très active, rassemblant de nombreux spécialistes compétents dans différents domaines, avec une publication de qualité, « Les Barbouillons », qui paraît avec une régularité « métronomiquement » bimestrielle…

 

C’est très facile encore d’être Président d’une association comme celle-là parce que tous les administrateurs et de nombreux membres ne rechignent pas à la tâche pour l’organisation des activités, pour les guidances et pour la rédaction des rapports destinés aux « Barbouillons ».

 

C’est très facile enfin et très agréable, parce que le sujet d’étude d’un groupe de naturalistes, la nature en général, constitue un ensemble diversifié, riche et émouvant, source de nombreuses découvertes et de nombreux moments d’exceptions. Et, à ce titre, la région de prédilection des Naturalistes de la Haute-Lesse, celle qui apparaît dans son appellation, mais aussi l’ensemble du sous-bassin hydrographique de la Lesse, avec la Calestienne comme étendard, sont, pour tout dire, exceptionnels et remarquables.

 

C’est un peu plus compliqué d’être Président des Naturalistes de la Haute-Lesse, parce que, toujours respectables et motivées, les attentes des membres peuvent être très variées. Cela va du scientifique pointu qui remplit des carnets d’observations en alignant les appellations latines… au promeneur ravi de découvrir de nouveaux sites en agréable compagnie et qui s’émerveille simplement face aux beautés de la nature. Cela va de l’observateur fataliste et un peu résigné constatant méthodiquement la dégradation de l’environnement naturel… au militant actif et revendicatif, volontaire pour multiplier les démarches auprès des autorités afin de préserver ce qui peut encore l’être. Les Naturalistes de la Haute-Lesse, c’est tout ça… et c’est très bien ainsi ! Mais, ça ne facilite pas toujours la tâche d’un Président !

 

L’association et ses animateurs

Depuis sa création, l’association se partage volontairement trois objectifs précis, distincts, mais, à mon sens, complémentaires : l’étude, la vulgarisation et la protection. Ce choix des pionniers, parfaitement traduit dans le libellé des statuts de l’a.s.b.l., offre indéniablement à l’association une approche globale de l’écologie de terrain et une force non négligeable en matière de préservation des milieux naturels. Dans ce domaine, et pour respecter l’article 2 de ses statuts qui précise que « l’association a pour objet de favoriser, développer et coordonner par les moyens qu’elle juge utiles… toutes actions en vue de la conservation de l’environnement, de la sauvegarde et de la protection de la nature » (art.2, pt.c), les Naturalistes de la Haute-Lesse bénéficient de plusieurs éléments lui accordant une indéniable efficacité.

 

Les Natu’s sont d’abord des gens de terrain. Inlassablement, ils parcourent leur région de prédilection (et parfois bien au-delà !) en multipliant les observations soigneusement consignées dans les Barbouillons. Leurs prospections les emmènent souvent dans des sites peu fréquentés et mal connus et ces activités offrent l’occasion d’enregistrer des constats quant à la dégradation environnementale de sites naturels fragiles. Les naturalistes voient ce que d’autres ne voient pas et ne verront jamais ! Ils connaissent admirablement bien leur région. La répartition de leurs domiciles respectifs sur l’ensemble du territoire du bassin de la Lesse offre une sorte de quadrillage d’observateurs privilégiés dispersés dans les différentes communes des environs. En outre, depuis de nombreuses années, et dans différentes disciplines des sciences naturelles, l’expertise de certains membres de l’association s’est à ce point accrue qu’elle permet aisément de cerner au mieux les menaces qui pèsent sur la biodiversité des milieux parcourus. En conséquence, elle apporte aussitôt un argumentaire scientifique à faire valoir auprès des décideurs. Le souci de « favoriser toutes initiatives tendant à améliorer les connaissances de ses membres dans le domaine des sciences naturelles » (art. 2 , pt. a) et « l’étude de toutes questions relatives à l’écologie en général » (art.2, pt. b) a généré au sein de l’association une expérience indiscutable d’observateurs de terrain et une capacité assez remarquable d’analyse environnementale argumentée grâce aux différents spécialistes.

 

Enfin, et c’est peut-être là l’essentiel, l’association rassemble des amateurs passionnés qui, ensemble et chacun à sa manière, ont développé une relation intime avec la nature et une sensibilité particulière trop souvent ignorée de nos jours. Les activités de terrain offrent l’opportunité de partager, non seulement ses connaissances botaniques, ornithologiques, entomologiques ou autres…, mais aussi de transmettre son ressenti, ses émotions, sa perception d’une nature menacée et qu’il s’avère indispensable de préserver. En parallèle ou en complément à une approche scientifique et à une étude systématique des différentes facettes de l’environnement naturel, l’association des Naturalistes de la Haute-Lesse sensibilise incontestablement ses membres à la protection de la nature et, pour ceux qui le souhaitent, offre l’opportunité et le cadre d’une démarche active que d’aucuns qualifieront de militante.

 

Pour ma part, durant toutes les années passées au sein de l’association et du comité, mais également durant les huit années de ma présidence, j’ai tenté de poursuivre cette approche originale initiée par mes prédécesseurs. J’ai pu bénéficier pleinement de cette expérience acquise et j’en ai tiré énormément de satisfaction. Merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à cela ! Impossible de les citer tous ! Ils se reconnaîtront. Je garde pour eux une grande amitié et une indéfectible reconnaissance. Parmi tous ceux-là, j’aimerais quand même en citer quatre qui, pour moi, constituent les piliers incontournables des « Naturalistes de la Haute-Lesse » et sans qui l’association ne serait pas ce qu’elle est et ce qu’elle a été pendant 50 ans. Maurice Evrard, Pierre Limbourg, Jean-Claude Lebrun et Marc Paquay : chacun à sa manière, ils ont été les moteurs dévoués, discrets, modestes, mais terriblement efficaces, de l’évolution de cette petite société de naturalistes soucieux de mieux connaître et de protéger leur région. Leur érudition, leur disponibilité, leur capacité d’analyse et leur humanisme en font des modèles. Pour moi, ils furent et sont encore sources d’inspiration. Je leur suis redevable de nombreuses années de découvertes, d’apprentissages, de petites joies et de grands bonheurs partagés. Merci à eux !

 

Le bilan

Il est très difficile de dresser un bilan précis et complet d’une année de « fonctionnement » d’une association comme « Les Naturalistes de la Haute-Lesse ». Il y a tellement d’activités qui sont proposées aux membres, tellement de domaines d’études envisagés sur le terrain, tellement de sujets abordés en commission de l’environnement et, surtout, tellement d’intervenants, bénévoles, compétents, passionnés et passionnants, qui prennent en charge l’organisation et animent les guidances avec, pour ultime devoir, la rédaction des rapports à faire paraître dans « Les Barbouillons ». Impossible de les citer tous (et toutes !), qu’ils veuillent bien m’en excuser, au risque d’allonger un article qui deviendrait vite illisible. Je ne peux que renvoyer les éventuels « historiens » de l’association à la lecture des « Barbouillons » et aux comptes-rendus des Assemblées Générales statutaires et annuelles publiés systématiquement dans la revue bimestrielle.

 

Pour les années 2003 à 2010, j’ai donc pris l’option de rappeler quelques données générales sur le comité de l’époque, sur le nombre de membres et, très sommairement, sur les activités organisées en cours d’année, avant de souligner l’un ou l’autre thème particulier qui caractérise l’année en question. C’est évidemment très incomplet et ce genre de bilan ne traduira jamais correctement le dynamisme et la dynamique d’une association en évolution permanente et directement dépendante des centres d’intérêts de ses membres. J’ai fait pour un mieux…

 

Le comité 

De 2003 à 2006, le comité élu par l’Assemblée générale est composé de Pierre CHANTEUX (Trésorier), Jean-Claude-LEBRUN (Secrétaire), Pierre LIMBOURG (Vice-Président), Bruno MAREE (Président), Marc PAQUAY, Daniel TYTECA et Françoise WEYLAND, administrateurs. Un seul changement est opéré en 2007, quand Françoise cède son poste d’administratrice à Marie Hélène NOVAK. Aucune autre modification ne sera apportée à ce comité qui poursuivra vaillamment son travail, dans la joie et la bonne humeur, jusqu’à mon départ, lors de l’AG de janvier 2011. Une belle stabilité et une équipe de grande qualité à laquelle je dois beaucoup et sans laquelle rien n’aurait pu se faire… Merci à chacun d’entre eux !

 

Les membres

Un petit tableau valant mieux qu’un long discours, voici l’évolution du nombre de cotisants et de membres effectifs (c’est-à-dire ceux qui ont participé à au moins deux activités au cours de l’année écoulée !) pour les années 2003 à 2010.

 

Les activités « générales »

Au cours de la période concernée, de quinze à vingt activités dites « générales » ou « pluridisciplinaires » sont organisées chaque année. Il s’agit souvent de la découverte guidée d’un site, de la visite d’une Réserve naturelle, d’une promenade d’observation et d’analyse des paysages, de la réalisation d’un inventaire biologique global ou d’une prospection tous azimuts ou ciblée sur un thème spécifique.

 

En réalité, l’activité dite « générale » des Naturalistes de la Haute-Lesse peut englober énormément de choses. Cela va de l’excursion géologique de terrain à la projection de diapositives en salle en passant par des opérations de gestion de sites et de débroussaillement, des randonnées de découverte d’une région, des conférences sur des thèmes variés… sans oublier l’Assemblée générale statutaire de l’a.s.b.l., ainsi que le traditionnel souper annuel de l’association.

 

L’organisation de ces activités est souvent prise en charge par les membres du comité et, parfois, par des personnes extérieures à l’association et qui ont été sollicitées par celle-ci. Généralement animées pendant une journée entière, elles rassemblent de nombreux membres spécialisés dans différentes disciplines et sont l’occasion idéale d’aborder de nouveaux domaines, d’échanger, de partager les connaissances de chacun… et de passer un bon moment ensemble ! Certaines de ces activités font l’objet d’une publicité dans la presse locale afin de faire connaître l’association et de recruter d’éventuels nouveaux membres.

 

Dans ces activités générales sont également reprises les « sessions naturalistes », des « expéditions » de plusieurs jours comme celles qui seront organisées dans le Vercors (Châtillon-en-Diois) en juillet 2006, dans le Queyras, en juillet 2008, ou dans le Cotentin, en 2010, en alternance avec la programmation d’une association sœur, les Naturalistes de Charleroi.

 

Épinglons encore quelques activités générales destinées à toucher un large public ou centrées sur une étude plus spécifique d’un milieu naturel :

  • Plusieurs prospections sur le tracé de certains cours du sous-bassin hydrographique de la Lesse, afin d’en observer la faune des invertébrés et d’en déterminer la qualité de l’eau suivant le principe du calcul des Indices Biotiques : la Wimbe en 2005, l’Hileau en 2006, le Vachau en 2007, le Ry des Boyès (Tellin) en 2008, l’Our en 2009…
  • La participation systématique aux Journées Wallonnes de l’Eau organisées par le Contrat de Rivière pour la Lesse à partir de 2007.
  • Des promenades dites « printanières » ou « hivernales » ou « familiales » ou « du dimanche après-midi »… de bonnes occasions de découvrir et d’observer la nature en agréable compagnie.
  • Des conférences. Ce n’est pas la panacée des Naturalistes de la Haute-Lesse qui préfèrent généralement être sur le terrain, même si plusieurs d’entre elles sont organisées chaque année : Projections de diapositives (Claude Parvais, 2003), Les orchidées (Daniel Tyteca, 2004), le cimetière mérovingien de Wellin (Marie-Hélène Schumacher, 2004), le projet LIFE-Tourbières (Gérard Jadoul, 2004 et 2005), les pelouses calcaires (Grégory Mahy, 2004), les bio-indicateurs en milieu forestier (Alain Licoppe, 2005), la reproduction par pseudo-copulation chez les Ophrys (Daniel Tyteca, 2006), les zoonoses (François Gossens, 2006), L’eau, marchandisation de la vie (Riccardo Petrella, 2007), la problématique de l’herbier des Facultés de Namur (Philippe Martin, 2008), Natura 2000 (Lionel Delvaux, 2009), les diatomées microscopiques, joyaux de la nature (Robert Iserentant, 2009), le castor (Jean-Pierre Facon, 2010), …

… et beaucoup d’autres activités : prospection du camp militaire de Marche (2006), analyse des pelotes de régurgitation des rapaces et détermination des micromammifères, visite du chantier de fouilles du Tienne des Maulins (2007), étude des traces d’animaux, sensibilisation à la gestion forestière et aux diverses fonctions forestières, opérations de sauvetage des batraciens (2009), détermination des arbres par les silhouettes (2010),…

 

Les activités des équipes

Les équipes, c’est la facette purement scientifique de l’association. Sans elles, les Naturalistes de la Haute-Lesse perdraient une bonne part de crédibilité et, pour tout dire, perdraient en même temps leur principale raison d’être. Elles rassemblent des amateurs, souvent passionnés, spécialistes à des degrés divers, mais tous en quête de nouvelles découvertes et de progression dans leurs connaissances. L’ensemble des équipes constitue aussi un organe d’étude et de recherche rassemblant une multitude d’informations naturalistes, dans les différents domaines des sciences naturelles abordés. Avec méthode, elles dressent en permanence un descriptif remarquable des régions prospectées. En cinquante années d’existence, les Naturalistes de la Haute-Lesse ont réalisé une multitude d’observations précieuses et d’inventaires détaillés de la faune et de la flore, principalement dans le sous-bassin hydrographique de la Lesse.

 

Les équipes, c’est aussi une belle opportunité de se retrouver entre amis partageant une même passion pour l’un ou l’autre aspect de l’étude de la nature… et c’est peut-être là un des intérêts les moins négligeables de leurs activités.

 

Les équipes, ce sont aussi, et principalement, des guides, des animateurs, des meneurs, des spécialistes soucieux d’échanger et de partager leurs connaissances. Alors, plutôt que de reprendre l’ensemble des activités proposées au cours des huit années de ma présidence (consultable dans les Barbouillons de l’époque !), je préfère citer leurs principaux animateurs et responsables, de 2003 à 2010. L’association leur est redevable de son dynamisme, de la qualité de ses études et de sa réputation.

 

  • Botanique : Roland Behr, Pierre Chanteux, Fernand Frix, Arlette Gelin, Jean-Louis Giot, Jean-Claude Lebrun, Gérard Lecomte, Jean Leurquin, Pierre Limbourg, Francy Moreau, Marc Paquay, Daniel Tyteca, Marie-Thérèse Romain
  • Mycologie : Arlette Gelin, Jean-Claude Lebrun, Marc Paquay
  • Bryologie : Marie-Thérèse Romain
  • Ornithologie : Marc Paquay, Francine Van Den Abbeele, Françoise Weyland
  • Entomologie : Jean-Yves Baugnée, Gérard Minet, Marc Paquay
  • Géologie : Jean-Louis Giot, Jean Leurquin.
  • J’ai aussi eu le plaisir d’animer un « groupuscule » de malacologues et de proposer de nombreuses déterminations de la faune des litières ou des macro-invertébrés des cours d’eau pour en préciser le degré de pollution (ou Indice Biotique).

Enfin, parmi les équipes très actives qui ont fourni des résultats remarquables, Maurice Evrard a assuré, en collaboration avec le Service Archéologique de la Région Wallonne, le suivi de l’exploitation des fouilles archéologiques qu’il a menées pendant de nombreuses années à Wellin, Lomprez ou Froidlieu.

 

Quelques faits marquants des années 2003 à 2010

et, surtout, (sans ordre de préférence ou d’importance !) quelques guides incontournables… Les années 2003 à 2010 ont été marquées par quelques événements particuliers et par quelques organisations spécifiques. Rappelons, par exemple, la session dans le Vercors / Haut-Diois, en juillet 2006, ou dans le Queyras, en 2008. Quelques sessions plus courtes ont aussi été proposées aux membres : dans le Laonnois, sous la conduite de Daniel Tyteca, en Baie de Somme ou dans le Cotentin en Normandie avec Michel Provost.

 

Le lancement du Contrat de Rivière pour la Lesse, en 2005, à l’initiative des Naturalistes de la Haute-Lesse et sous la direction de Noëlle de Brabandère, a motivé les équipes à concentrer partiellement leurs travaux sur les fonds de vallées et les sites humides. De nombreuses observations de la faune des invertébrés des eaux douces et des opérations de calcul de l’indice biotique ont été réalisées systématiquement sur certains affluents de la Lesse et de la Lomme : la Wimbe, l’Hileau, le Ri de Vachau, la Masblette, le Ri des Boyès, le Ri de Glan, le Ri de la Fosse,… L’association a aussi collaboré, chaque année, aux Journées Wallonnes de l’Eau en proposant des activités sur le thème. Ce fut aussi l’occasion pour Jean-Claude Lebrun de proposer plusieurs guidances sur le thème des activités liées à l’eau dans les vallées et villages d’Ardenne.

 

Pendant plusieurs années, l’association a également collaboré à une étude sur le muscardin par la pose de nichoirs et par le suivi de leur occupation. Elle a aussi prolongé la démarche par l’organisation de prospections sur le thème des traces d’animaux et, plus spécifiquement, sur les indices laissés par les coquilles de noisettes consommées..

 

Un sujet d’importance a également mobilisé les troupes parallèlement aux travaux de la Commission de l’Environnement. Plusieurs activités de terrain ont été programmées afin de mieux cerner la gestion forestière des forêts publiques, la problématique de l’impact de la gestion cynégétique sur la biodiversité forestière et du déséquilibre forêt-gibier dans les massifs forestiers.

 

Plusieurs journées ou week-ends d’observations ornithologiques aux barrages de l’Eau d’Heure, aux marais d’Harchies, en Zélande ou en Lorraine française, ont été organisés à l’initiative de Françoise Weyland ou de Marc Paquay.

 

Sous la conduite de plusieurs guides, de nombreuses journées de prospection et d’inventaire biologiques ont été organisées dans le camp militaire de Marche-en-Famenne, sur le site du Fourneau Saint-Michel ou aux abords de la mare de Sohier avant son curage et sa restauration. Plusieurs réserves naturelles ont reçu la visite des membres de l’association, à Yvoir (Gérard Lecomte), à la Croix-Scaille (Clément Rebuffat), à la Fagne de Mochamp (Dany Pierret), à Furfooz (Christophe Goffin) ou dans la carrière de kaolin de Libin (Jean-Claude Lebrun), sur le Plateau de Rocroi (Roland Behr), dans la vallée de la Semois (Pierre Chanteux), au Fonds des Vaux à Rochefort (Jean Leurquin),…

 

Enfin, à côté des traditionnelles sorties « botanique », « ornitho », « mycologie » ou « entomologie », signalons encore, parmi beaucoup d’autres, quelques activités originales proposées entre 2003 et 2010 :

  • Des promenades familiales du dimanche après-midi
  • Des chantiers de gestion de sites remarquables, de pelouses calcicoles ou de réserves naturelles
  • La prospection du lit de la Meuse en chômage (2004)
  • L’observation et l’étude des phénomènes karstiques en Lesse et Lomme (2006)
  • De l’initiation à la lichénologie à Han sous la guidance de Jean-Pierre Duvivier (2007)
  • L’observation et la détermination de la faune des litières (2005)
  • La découverte, sous la conduite de Maurice Evrard, de la ville de Marche-en-Famenne et de Sohier (2006)
  • Des prospections malacologiques un peu partout
  • L’analyse et l’évaluation des paysages de Calestienne (2007)
  • Des opérations de recensement et de sauvetage des batraciens à l’initiative de Jacques Gallez et de Louis Deltombe (à partir de 2008)
  • Une journée d’observation de terrain pour comprendre la réalisation d’une carte géologique avec Sabine Blockmans (2008)
  • Des prospections vélocipédiques à la recherche des hirondelles (2009 et 2010), …

Bref ! Un peu de tout et de quoi satisfaire les naturalistes les plus exigeants comme les amoureux de la nature un peu poètes ! Mais, les activités des natu's, ce sont surtout des guides !

 

Les guides

S’il ne fallait en retenir qu’un seul, ce serait lui : Marc Paquay. Par ses compétences exceptionnelles, par sa grande disponibilité, sa gentillesse et sa passion communicative, Marc a organisé et guidé des dizaines (des centaines, peut-être !) d’activités d’initiations, de prospections, d’inventaires ou d’observations tant en ornithologie (ses premières amours !) qu’en botanique, en mycologie, en mammologie ou en entomologie. Le naturaliste complet ! Il a emmené les natu’s enthousiastes et admiratifs dans son monde secret, sur des chemins forestiers qu’il connaît à merveille ou dans des sites naturels éloignés qu’il découvrait, lui aussi, avec une acuité remarquable, avec une discrétion respectueuse et avec une modestie de tous les instants. A côté des multiples « sorties ornitho », et grâce à ses compétences multiples, Marc nous a proposé (et propose encore !) des activités aussi éclectiques que passionnantes. C’est un grand Monsieur, un modèle à suivre et un précieux compagnon de randonnée naturaliste !

 

Pierre Limbourg est un des pionniers-fondateurs de l’association. Premier Président des Naturalistes de la Haute-Lesse, botaniste averti, il symbolise à mes yeux la continuité, la constance, la sagesse et une admirable capacité de s’indigner et de réagir face aux comportements préjudiciables aux milieux naturels. Fervent adepte de la Commission de l’Environnement, il y a toujours apporté sa grande capacité d’analyse des dossiers et ses conseils judicieux. Depuis de nombreuses années, Pierre poursuit inlassablement les recensements botaniques des carrés I.F.B. de la vallée de la Lesse. Et puis, quel plaisir intense de participer annuellement avec lui au recensement systématique des gentianes ou des anémones pulsatiles… « Trois pieds ! Quatre touffes ! » (Ceux qui y ont participé comprendront !)

 

Jean-Claude Lebrun est un pédagogue. Passionné d’histoire, fervent défenseur du patrimoine, tant naturel qu’historique, Jean-Claude s’intéresse à tout, avec une évidente affinité pour la mycologie, une spécialité que sa formation d’enseignant lui permet de transmettre à tous sous la forme d’initiations particulièrement didactiques. En véritable Ardennais, Jean-Claude aime aussi sa région dont il fait découvrir de multiples facettes lors de balades abordant l’étude des tourbières, les diverses fonctions de la forêt ou les activités anciennes liées à l’eau. Jean-Claude est un homme plein de bon sens, un humaniste sincère et… un ami.

 

 

Jean Leurquin est le modèle même du naturaliste studieux, du scientifique rigoureux, du spécialiste pointu, du botaniste hyper-compétent… et du « passeur de lumière » généreux et infiniment patient. Jean a le don d’expliquer simplement des choses très compliquées. A de nombreuses reprises et en complicité avec son ami Jean-Louis Giot (un autre modèle du genre !), il a emmené les Naturalistes de la Haute-Lesse devant les affleurements rocheux austères de l’Ardenne et de la Calestienne pour leur donner vie et leur donner un sens. Mais Jean, c’est aussi l’étude méticuleuse des graminées ou l’identification des micromammifères à partir des pelotes de régurgitation de la chouette effraie. De la géologie à la botanique en passant par la mammologie, Jean se spécialise et se passionne pour tout. Soucieux de transmettre les résultats de ses études, Jean publie régulièrement des clés de détermination ou des synthèses didactiques de ses recherches.

 

Avec une discrétion trompeuse et une bonne humeur permanente, Marie-Thérèse Romain s’intéresse généralement à ce qui n’intéresse guère les autres. C’est sa spécialité ! L’étymologie des noms des espèces, la détermination des galles (les zoocécidies !) avec une préférence, peut-être, pour la bryologie, la détermination des mousses qui ne peut se faire qu’à quatre pattes, le nez dans la végétation et la loupe compte-fil collée à l’œil… le bon ! Ma-Thé transmet son savoir avec l’humour et la bienveillance des bonnes gens. Avec doigté et avec une patience infinie, elle a aussi géré la bibliothèque de l’association inaugurée en 2008, à Chanly, en présence de Mme Anne BUGHIN, Échevine de la Culture de Wellin… et aujourd’hui Bourgmestre.

 

Arlette Gelin s’est spécialisée en mycologie et attend impatiemment la fin de l’été et l’automne pour emmener les naturalistes, petit panier sous le bras, à la recherche des champignons forestiers, avec, peut-être, une prédilection pour le Bois de Fesches, à Rochefort. Mais Arlette s’intéresse aussi à tout ce qui permet d’aborder les milieux naturels dans leur ensemble. Arlette a proposé de nombreuses séances d’initiation en botanique, en ornithologie ou en mycologie, et des activités pendant la semaine pour les amateurs disponibles.

 

Entre 2003 et 2010, à plusieurs reprises, Daniel Tyteca guidera les NHL sur des sites à… orchidées ! (dans la région de Lesse et Lomme, mais aussi en Lorraine belge). Reconnu internationalement comme spécialiste des orchidées, Daniel a publié plusieurs ouvrages de référence sur le sujet et de nombreux articles scientifiques dans les Barbouillons et dans d’autres revues spécialisées. Soucieux de la préservation de cette flore emblématique, il a dressé pour les NHL un bilan du statut actuel des espèces et des perspectives à envisager. Chez les Natu’s, Daniel, c’est le « Monsieur Orchidées » !

 

On ne présente plus Maurice Evrard. Pendant de nombreuses années, il assurera le secrétariat et la rédaction des Barbouillons à une époque où il fallait taper à la machine les textes qu’il recevait sous forme manuscrite, procéder par collages pour assurer la mise en page et mettre en route de délicates et capricieuses imprimantes offset. Animateur et responsable de l’équipe archéologique des NHL, Maurice a travaillé principalement sur la commune de Wellin avec les résultats exceptionnels que l’on connaît. En 2003, Maurice nous informe de la publication d’un mémoire sur le cimetière mérovingien de Wellin par Marie-Hélène Schumacher, archéologue du Service Archéologie de la Région Wallonne. Les grandes lignes de ce travail seront présentées aux NHL en mars 2004. Puis, dans la foulée, Maurice nous proposera aussi plusieurs activités de découverte et de mise en valeur du patrimoine culturel et historique de la région.

 

Et d’autres guides plus occasionnels, mais néanmoins tout aussi compétents, disponibles, bénévoles et passionnants : Jean-Yves Baugnée, Roland Behr, Sabine Blockmans, Pierre Chanteux, Élise et Michel David, Claire Dicker, Jean-Pierre Facon, Jacques Gallez, Émile Gérard, Marianne Gillaerts, Ferdinand Hagon, Raoul Hubert, Gérard Lecomte, Ghislaine Loiselet, Bruno Petrement, Dany Pierret, Clément Rebuffat, Olivier Roberfroid, Damien Sevrin, Francine van den Abeele, Marie-Claire Verstichel… et quelques autres que j’espère ne pas avoir oublié ! Qu’ils veuillent bien m’en excuser ! Entre 2003 et 2010, tous ceux-là « ont fait » l’association des NHL telle qu’elle est ! La préparation des activités, les guidances sur le terrain et la rédaction des rapports, autant de responsabilités qui nécessitent du temps, des compétences et de la bonne volonté ! Merci à eux !

 

La commission permanente de l’Environnement

Au rythme régulier d’une réunion tous les deux mois, la Commission permanente de l’Environnement des NHL a rassemblé de nombreux membres désireux d’intervenir concrètement lors du constat de dégradation des milieux naturels ou dans les procédures légales en cours en matière d’aménagement du territoire. Là aussi, les sujets abordés sont nombreux et diversifiés. Par contre, la procédure mise en œuvre est à peu de choses près toujours la même. Elle repose sur trois phases :

  • Le constat : Un membre a constaté un problème environnemental sur le terrain et en fait part à l’association… ou l’association est informée d’un dossier en cours (projet urbanistique, enquête publique, entorse au plan de secteur,…).
  • L’analyse et la présentation du dossier aux membres de la commission. Chacun a l’opportunité d’apporter des informations complémentaires, d’émettre un avis et de proposer les actions à entreprendre.
  • La prise de décision et l’action. Très souvent, il s’agit d’une interpellation des autorités ou de l’administration afin de faire connaître la position de l’association. Le dossier peut être abandonné si l’association se juge incompétente ou non concernée. Les actions peuvent aussi être multiples et susciter, par exemples, une étude complémentaire du sujet ou une diffusion de l’information auprès du grand public.

Quoi qu’il en soit, le suivi de la démarche constitue une excellente formation à la citoyenneté active dans le respect des procédures démocratiques. Grâce à la participation de nombreux naturalistes vigilants et compétents, le partage des informations et des réflexions concernant l’analyse des dossiers traités et la meilleure manière de réagir offre un cadre très instructif et d’une efficacité étonnante, même si cette efficacité peut être difficile à évaluer exactement. En outre, l’esprit de solidarité et de sympathie partagée des membres qui prennent conscience d’œuvrer dans un projet commun constitue une émulation non négligeable et soude une équipe… tant que le respect règne entre chacun des participants. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à animer ces séances de la commission permanente de l’Environnement et j’y ai appris beaucoup ! Merci à tous ceux qui y ont participé !

 

Plus de soixante dossiers ont été ouverts et traités par la Commission entre 2003 et 2010. En voici quelques-uns sans ordre logique, si ce n’est l’ordre chronologique de leur traitement :

2003

  • Projet d’exploitation d’un poulailler industriel de 76 440 poules à Villance
  • Édification d’un parc de cinq éoliennes sur les crêtes de Honnay et, plus globalement, le développement éolien en Région Wallonne
  • Construction d’une station d’épuration à Resteigne et localisation dans l’ancienne carrière
  • Changement d’affectation au Plan de secteur du Bois de la Héronnerie à Lessive
  • Principe et réalité du fauchage tardif à Rochefort
  • État d’avancement (lent) du projet et de l’information concernant Natura 2000
  • Impact et modalités du projet LIFE Nature (Restauration des milieux tourbeux) dans la région de Saint-Hubert
  • Abattage du site classé de l’allée des marronniers à Han-sur-Lesse

2004

  • Mesures de protection à envisager pour le Tienne du Borquet à Ave
  • Constat du dépérissement forestier, impact des pratiques sylvicoles et cynégétiques
  • Projet de TGV en site propre entre Ciney et Libramont, impact sur la vallée de la Lesse

2005

  • Restauration des pelouses calcicoles dans le cadre du projet LIFE « Haute Meuse »
  • Projet d’aménagement d’un terrain de motocross à Rochefort (Carrière Lhoist)
  • Pesticides et protection des abeilles
  • Préservation de la réserve naturelle de la Heid des Gattes à Aywaille
  • Participation aux actions du « Réseau de la Forêt »
  • Projet de tracé d’un RAVeL dans la vallée de la Lesse, entre Houyet et Anseremme
  • Impact de l’aménagement du complexe sportif du Val de Poix à Saint-Hubert
  • Préservation des tilleuls en bordure de la N845, entre Bertrix et Neufchâteau
  • Impact d’un projet de village de vacances à Bras (Libramont)
  • Échanges de terrains dans le parc animalier de Han-sur-Lesse, entre la commune de Rochefort et la S.A. des Grottes de Han
  • Création du Contrat de Rivière pour la Lesse à l’initiative des NHL
  • Dossier d’étude (publié et diffusé) sur l’impact de la Gestion cynégétique sur la biodiversité forestière

2006

  • Analyse de la directive-cadre européenne Eau relative à la gestion intégrée de l’eau
  • Impact environnemental du projet de RAVeL dans la vallée de la Lesse, entre Furfooz et Anseremme
  • Projet d’une porcherie de 1 572 porcs au lieu-dit « Le Bru » à Hérock
  • Projet de lotissement du Tienne d’Inzéry à Wellin
  • Pollution du Ri de la Planche à Han-sur-Lesse, intervention auprès de l’INASEP
  • Réactions à l’installation d’un boîtier d’enregistrement d’informations sur le pilier calcaire du site classé de la résurgence d’Eprave
  • Impact des travaux d’Infrabel au lieu-dit « Contranhé » à Libin – Dépôts de remblais en zone Natura 2000
  • Intervention pour limiter l’impact des travaux d’aménagement des chemins du site de la grotte et de la résurgence d’Eprave
  • Suite des interventions concernant la privatisation de 70 ha de la Chavée de la Lesse cédés par la commune de Rochefort à la S.A. des Grottes de Han
  • Mise au point du dossier préparatoire à la concrétisation du Contrat de Rivière pour la Lesse

2007

  • Enquête sur la protection de la nature – Création d’un groupe de travail – Soirée de concertation et de réflexion des membres sur le thème
  • Remise en question de l’efficacité des opérations de nettoyage des berges des rivières
  • Impact du projet d’implantation d’une maternité porcine (4 000 truies et 80 000 porcelets) à Libin
  • Étude du projet de contournement routier est de Rochefort
  • Impact du projet d’un parc éolien à Bure (Tellin)
  • Intervention dans le cadre du Schéma de Structure de la ville de Rochefort

2008

  • Construction d’une étable sur site karstique à Ambly, impact de cette localisation
  • Le Contrat de Rivière – Première réunion du comité de rivière le 4 avril 2008 – 2 emplois : Noëlle de Brabandère, juriste et éco-conseillère et Stéphanie Dessy, ingénieure agronome… Début de l’inventaire des « points noirs » des cours d’eau du sous-bassin de la Lesse
  • Impact du curage des fossés de Martouzin (Beauraing)
  • Information concernant la chasse et les campagnes d’éradication du renard
  • Impact des espèces invasives : l’exemple de la berce du Caucase
  • Intervention dans le cadre des activités de sport-nature organisées à la carrière de Lamsoul à Jemelle
  • Listing des infractions à la législation de la S.A. des Grottes de Han
  • Intervention lors de l’enquête publique concernant un projet éolien à Vonêche
  • Avis sur la localisation et le modèle de station d’épuration à Tellin et à Belvaux
  • Demande de limitation de l’accès aux pelouses calcicoles du belvédère de Han pour les véhicules

2009

  • Listing des réglementations européennes et régionales se préoccupant de l’environnement
  • Rencontres avec des éleveurs et agriculteurs de Famenne
  • Participation à l’enquête publique sur le lotissement du Tienne d’Inzéry à Wellin
  • Constat d’une aire de dépôts de matériaux de chantier en milieu forestier à Our (Paliseul) + rencontre avec Mr Louis-Marie Piron (Soc. Thomas & Piron)
  • Empierrement excessif et injustifié des chemins du Bois Niau à Auffe
  • Impacts des visites sportives et fréquentation excessive de la grotte d’Eprave
  • Impact négatif de la création d’un étang et constat de dépôts d’hydrocarbures sur la Voye do Leu à Auffe
  • Interventions dans le cadre d’un projet de porcherie à Vignée
  • Conseils de curage d’entretien de la mare de Sohier

2010

  • Appel à l’arrêt immédiat et complet du nourrissage du gibier
  • Constat et dénonciation de la pollution du Ri d’En Faule à Wavreille – Interventions auprès de l’Inasep
  • Impacts de la construction d’un immeuble à appartements défigurant le site du Trou Maulin à Rochefort
  • Préservation des tilleuls du centre urbain de Rochefort
  • Menaces sur le chemin de la Collyre par le tracé du RAVeL à Ciergnon

 

Tous ces dossiers ont fait l’objet d’une présentation lors des réunions de la Commission permanente de l’Environnement des NHL. Après analyse et avis des membres, ces dossiers ont justifié des interventions variables de l’association, suivant les nécessités et suivant les avis exprimés. Tous ces sujets ont également été évoqués dans la Chronique de l’Environnement publiée dans les Barbouillons. Parmi ceux-ci, deux méritent sans doute une mention particulière pour ces années 2003 à 2010 :

La création en 2005 du Contrat de Rivière pour la Lesse, à l’initiative des Naturalistes de la Haute-Lesse et grâce au dynamisme de Noëlle de Brabandère.

La publication et la diffusion, après analyse détaillée et rencontres avec de nombreux intervenants, de l’étude sur l’impact de la gestion cynégétique sur les milieux forestiers.

En conclusion

Merci aux Naturalistes de la Haute-Lesse ! Grâce à chacun d’entre eux, j’ai pris beaucoup de plaisir à tenter d’assurer de mon mieux la présidence de l’association. J’ai côtoyé des gens extraordinaires qui m’ont beaucoup appris. Bon anniversaire à l’association et à tous ses membres actifs ! Et puis,… bonne continuation à tous ceux et à toutes celles qui s’impliquent sans compter pour assurer l’avenir de ce beau projet initié il y a 50 ans !

L’Abbé Omer Petitjean devant un paysage famennien (1969)

Promenade familiale sous la neige :

la Lomme souterraine vue de haut,

le 11 janvier 2009

Vieux moulin d'Ambly

Marie-Thérèse Romain, Michelle Serpagli et Robert Iserentant à la mare de Sohier, le 28 mars 2010. Photo Daniel Tyteca

Froidlieu, le 15 mai 2010. Photo Daniel Tyteca

Bruno Marée et Maurice Evrard, lors du souper à Laloux, 26 novembre 2005. Photo Daniel Tyteca

Explications de Pierre Limbourg avant une balade à Houyet, 6 novembre 2005. Photo Daniel Tyteca

Inventaire floristique à Focant (de g à dr : Marc Paquay, Ghislaine Loiselet, Pierre Limbourg, Bernadette Mora), 18 avril 2010. Photo Daniel Tyteca

Bruno Marée et Jean-Claude Lebrun, lors du souper à Laloux, 10 octobre 2009. Photo Daniel Tyteca.

Une partie du comité, à l'AG le 17 janvier 2009. Photo Daniel Tyteca.

Le souper annuel de Laloux, 10 octobre 2009. Photo Daniel Tyteca

Lors du voyage dans le Vercors, 4 juillet 2006. Photo Daniel Tyteca

Lors du voyage dans le Vercors : de g à dr, Bruno Marée, Hugues et Mme Born, André Lambeau, Pierre Limbourg, notre guide local, Emile Henrion, Elise David, Patrick De Groote, Bernadette Mora, Francy Moreau, Brigitte Tyteca, Michel David. 3 juillet 2006. Photo Daniel Tyteca

14 janvier 2006: pique-nique lors de la découverte du projet RAVeL à Houyet. Photo MH Novak

Indice biotique sur le Vachau le 15 septembre 2007. Photo MH Novak.

Indice biotique sur le Ry des Boyès le 15 mars 2008. Photo MH Novak

Prospection vélocipédique des hirondelles dans la vallée du Vachaux le 26 juillet 2009. Photo Claire Dickers

Sur les traces du castor dans la vallée de la Lesse, le 20 mars 2010. Photo MH Novak

Lors de la gestion au Tienne des Vignes. On reconnaît de face (de g à dr) Michèle Lapaille, Marc Paquay, Francy Moreau, Bernadette Mora, Pierre Limbourg. 1er avril 2006. Photo Daniel Tyteca

Lors de la gestion au Tienne des Vignes. Avec Jean Gilisen, Eric Lavis, Jean-Claude Lebrun, Fabienne Marée, (à dr) Bruno Marée. 4 février 2007. Photo Daniel Tyteca

Philippe Martin montre son herbier à Jean Leurquin (à g) et Jean-Louis Giot (à dr). Hotton, 30 juillet 2005. Photo Daniel Tyteca

Sortie mycologique au pont des Barbouillons, le 29 août 2009. De g. à dr. on reconnaît Fabienne et Bruno Marée, Arlette Gelin, Marie-Thérèse Romain et Jean Leurquin. Photo MH Novak

Un "vendredi d'Arlette" dans les bois de Resteigne devant une Osmonde royale, le 2 juillet 2010. Photo Charles Vertischel

Le 15 septembre 2007, Dany Pierret démontre ses talents de pédagogue en apportant une femelle juvénile d'autour des Palombes à Laloux, au départ de la sortie indice biotique sur le Vachaux. Photo MH Novak

Herborisation vertigineuse à Furfooz, 14 janvier 2006. Photo Daniel Tyteca.

© Daniel Tyteca

Herborisation à Froidlieu, même au milieu du chemin ! 15 mai 2010. Photo Daniel Tyteca

Pique-nique le 7 octobre 2007. De g. à dr.: Bruno Marée, Pierre Limbourg, Jean Leurquin, Robert Iserentant, Daniel Tyteca, la famille Marée. Photo MH Novak

Les Naturalistes de la Haute-Lesse

webmaster: MH Novak 2017